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12 janvier 2014 7 12 /01 /janvier /2014 21:19
Lettre ouverte aux haters et aux trolls.

Bonsoir à vous, chers haters, il faut bien être poli pour commencer, c'est une question d'éducation. Je vous écris aujourd'hui pour vous dire tout l'amour que j'ai pour vous. La haine, sentiment si proche, ne m'animera pas. Jamais. Pas envers vous en tous les cas. Je me présente devant vous avec un sourire en coin. Vous savez, ce sourire narquois qui vous sied tant, derrière votre écran.

Je suis ici pour mettre quelques petites choses au point. Sachez que je ne le ferais qu'une seule fois, libre à vous de revenir me lire ici pour vous rafraîchir la mémoire par la suite.

Depuis quelque temps déjà, certains d'entre vous s'amusent à créer des comptes Twitter dérivés de mon nom civil ou de mon pseudonyme, que je n'ai pas renié, ni même mis au placard, c'est simplement une question d'évolution. Puisque la question s'est posée via certains MP et/ou remarques justement, je vais expliquer ce changement. Bien qu'à mon avis, cela ne vous regarde pas tant que cela, mais passons, prenez cela comme une justification plus ou moins nécessaire.

Si mes comptes sur les réseaux sociaux arborent à présent mon nom civil, c'est tout simplement pour simplifier ma communication depuis mon entrée sur Gameblog à la fin de l'année dernière. Pour que ceux qui apprécient mon travail (dont vous ne faites pas partie visiblement) puissent échanger avec moi plus simplement s'ils le souhaitent. Et ça s'arrête là. Tout ce que j'ai pu lire ou entendre su genre « Il se la pète et c'est pour se donner de l'importance » est faux. Notez que j'emploie volontairement des mots châtiés à ce sujet, parce que je n'ai pas envie de m'abaisser à un niveau de langage plus bas que terre pour vous faire plaisir.

Ce qu'il y a de drôle dans tout ça, c'est de voir votre endurance dans le temps et votre abnégation a entreprendre les mêmes actions inlassablement. Les fameuses créations de comptes Twitter plus douteux les uns que les autres, les montages photos que j'ai pu voir il y a quelque temps sur certains forums ou encore les messages privés que j'ai pu recevoir ces dernières heures. En résumé, je suis un abruti sans cervelle qui a couché pour réussir et se faire une petite place sur Gameblog, c'est cela ?

Même si c'est enfoncer une porte ouverte, il est évident que c'est faux. Et j'irais même plus loin : Si je suis aujourd'hui rédacteur sur Gameblog, ce n'est ni un accomplissement, ni une fin en soi. J'ai encore énormément de choses à apprendre, et à aucun moment, je ne considère ma place comme acquise. Mon écriture doit encore s'améliorer, et mes contenus évolueront au fil du temps, c'est indéniable.

Si l'envie de certains, en m'envoyant toutes sortes d'agnominies à la tête, est de me décourager et que je dise au rédacteur en chef de Gameblog que j'arrête l'aventure ici, vous vous trompez lourdement. Non seulement vous me faites de la publicité indirecte, mais en plus, vous me donnez envie de faire des contenus encore meilleurs ! Vous me prêtez une connivence très étroite avec Julien Chièze ? Même si c'est faux, puisqu'il est celui à qui je dois rendre des comptes, c'est tout de même flatteur ! Etre comparé à quelqu'un qui a roulé sa bosse plus de 15 ans dans le médium jeu vidéo, ça a quand même une sacrée gueule !

Pour conclure en beauté, il faut reconnaître qu'il y a une conséquence à ce bashing primaire de votre part, chers haters. J'avoue être plus prudent sur le contenu que je peux produire sur les réseaux sociaux. Certains me disent plus consensuel, moins mordant qu'à l'accoutumée. Soyons clairs : je n'ai jamais été mordant sur les réseaux sociaux. Ceux qui me connaissent personnellement savent que je peux être mordant en privé, mais c'est là, une fois encore, que les choses s'arrêtent. Pour exister, surtout sur le Web, il est inutile d'être vachard et violent. Je préfère avancer sans faire de bruit, à mon rythme, et continuer à écrire avec plaisir pour transmettre ma passion du jeu vidéo, simplement et sans arrière pensée. En tout dernier lieu (et surtout pour ne rien oublier), je suis parfaitement conscient que ce que je subis n'est rien comparé à d'autres qui ont une exposition médiatique bien plus importante que la mienne. Mais encore une fois, chers trolls, rien de ce que vous direz ne me fera arrêter d'écrire sur ma drogue douce préférée, le jeu vidéo. Ce médium restera passionnant à jamais et mon envie de crier mon amour pour lui restera intacte.

A bon entendeur,

Matthieu Meignan

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19 décembre 2013 4 19 /12 /décembre /2013 15:23
Nintendo Direct du 18 décembre 2013 : Les annonces de tous les dangers ?

C'est désormais chose courante, Nintendo effectue ses annonces via les Nintendo Direct, une sorte de keynote made in Japan. Si les premières éditions prêtaient à sourire, où l'on se demandait où la firme de Kyoto nous emmenait avec ce nouveau mode de communication, il faut reconnaître que Nintendo a fini par créer un rendez-vous très suivi par les joueurs et les acteurs du médium jeu vidéo.

Cette fois-ci, il s'agit de porter secours à la Wii U ?

En réalité, le jeu du chat et de la souris entre Nintendo et les joueurs n'est pas prêt de s'arrêter. Si les annonces concernant le futur de la Wii U et de la 3DS furent légion, et que les traditionnels Super Smash Bros. Wii U/3DS et de Mario Kart 8, où l'on apprend qu'Harmonie sera jouable, (quelle surprise !) ont occupé le devant de la scène. Ajoutons évidemment la confirmation de la date de sortie du prochain Donkey Kong Country et autres joyeusetés, c'est deux annonces particulières qui m'amènent devant vous aujourd'hui : Hyrule Warriors et l'ajout d'un niveau dans Sonic : Lost World qui rappelle étrangement Yoshi's Island.

Hyrule Warriors, un crime de lèse-majesté ?

Si je passe rapidement sur l'ajout de ce niveau très Yoshi's Islandesque dans Sonic : Lost World, qui sent l'exploitation de droits à plein nez, et qui, malgré tout, peut s'avérer intéressant, je vais en revanche m'apesantir sur l'annonce du fameux Hyrule Warriors. Est-ce que les fans de Zelda ont raison de crier au scandale ? Clairement, non.

Premièrement, Nintendo a tout parfaitement le droit de manipuler les licences comme ils l'entendent. S'il confient la mission à Tecmo Koei (à qui l'on doit les célébrissimes Dynasty Warriors) de faire de Link un combattant pur et dur, c'est leur droit le plus strict. Deuxièmement, ouvrir la licence The Legend of Zelda à d'autres styles de jeu est une bonne idée. Après 25 ans de bons et loyaux services, tenter une autre approche est la preuve que l'entreprise japonaise ne se cantonne pas (ou plus, c'est selon) dans une routine qui peut la desservir. Combien de joueurs se sont insurgés contre le conservatisme de Nintendo auparavant ? Quand on a enfin le droit à un essai sans filet, ce sont les mêmes qui râlent ?

Les joueurs sont-ils schizophréniques ?

Je ne pense pas que ce soit le cas docteur. Pour les détracteurs de cette annonce, (et j'en ai eu quelques uns sur les réseaux sociaux qui sont venus me demander mon avis), c'est comme si vous touchiez à un vase en or, qui ne doit souffrir d'aucun défaut. On peut penser que ces réactions sont épidermiques, de peur de voir à nouveau arriver les étrons vidéoludiques que l'on a connu sur Philips CD-I, mais à mon avis c'est plus symptomatique d'une certaine réalité courante sur Internet aujourd'hui. Les joueurs (et les gens en général) préfèrent crier avant d'avoir mal, plutôt que d'attendre et voir l'objet de leurs craintes se révéler positivement ou non.

Amis gamers, et si pour une fois, vous laissiez la main à Nintendo, et qu'une fois encore vous puissiez être émerveillés ?

Matthieu Meignan

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11 décembre 2013 3 11 /12 /décembre /2013 17:20
La polémique sur les nouvelles CGU de YouTube appliquées en 2014  : Beaucoup de bruit pour rien  ?

La polémique enfle depuis 24h : YouTube prévoit de durcir ses conditions en matière de droits d'auteur, reversant à un unique ayant-droit, si celui-ci en fait la demande, les droits d'auteur qui lui sont dus, quelque soit le contenu incriminé. Ajoutez à cela une reprise en main du système de monétisation des vidéastes ainsi qu'une suppression plus pure et simple de la vidéo si YouTube le juge nécessaire. A la lumière de ces éléments troublants, faut-il raison garder ou hurler au scandale ? Eléments de réponse.

Et si YouTube avait raison ?

YouTube est une entreprise américaine. Au-delà de la nationalité de cette société, qui importe peu, c'est surtout une entreprise, ce qui sous-entend qu'elle vit sur un modèle économique. Et c'est son droit le plus strict de vouloir le changer. Si la monétisation des contenus était trop laxiste pour YouTube, encore une fois, c'est leur droit le plus strict. Libre aux vidéastes de changer d'hébergeur et on risque d'ailleurs d'assister à une migration des vidéastes pour trouver un hébergeur qui corresponde mieux à leurs aspirations, monétaires et/ou créatives. De même, si les suppressions sont parfois injustes voire arbitraires, ce n'est pas chose nouvelle.

Puis vient la difficile question des droits d'auteur. A l'heure de la magie d'Internet 2,0, la question des droits d'auteur est plus qu'épineuse. La créativité des vidéastes est toujours un peu borderline dans le sens où, pour créer, on part rarement de rien, on s'inspire toujours de quelque chose. Le problème étant que dans le cas des vidéastes, des morceaux de musique, des images, des jeux ou des vidéos sont souvent reprises pour illustrer le propos de la vidéo postée. Il est compliqué de dire que le vidéaste s'inspire de quelque chose, lorsque différentes choses sont incorporées telles quelles dans son œuvre terminale.

La solution a moyen terme serait de passer Internet au travers de la licence globale, mais différents protagonistes de l'industrie culturelle ne sont pas prêts à passer à ce système qui ne dégage pas vraiment de perspectives claires sur le court terme. Il est difficile de faire accepter un principe de partage où les bénéfices ne sont pas évidents.

Néanmoins, le coup de force de YouTube soulève certaines questions.

Même si les arguements exposés ci-dessus ont une certaine validité dans l'absolu, la politique de YouTube, soutenu par Google, qui n'est pas blanc comme neige en matière de genstion des droits d'auteur et de protection de la vie privée, le coup de force opéré hier (qui ne prendra effet qu'en janvier 2014, rappelons-le) est assez dangereux à terme. La gestion des droits d'auteur est normalement un domaine législatif, qui relève bien évidemment de l'Etat (français ou non d'ailleurs).

Ce qui est inquiétant, c'est le risque que des Conditions Générales d'Utilisation, édictées par une entreprise soutenue par un modèle économique donné, devienne à terme une loi indirecte. Le concept de lobby en France est encore peu visible mais réel dans certains cas, soyons vigilants pour qu'il ne devienne pas systématique et puisse dicter sa loi aux Etats.

Utori

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2 septembre 2013 1 02 /09 /septembre /2013 16:39
Test de la manette Moga et Moga Pro : Utiliser une manette Android pour rendre votre smartphone et/ou tablette aussi confortable qu'une console de jeu.

Bonjour à tous,

Depuis le début du boom des jeux sur mobiles, deux camps s'affrontent : d'un coté, le snack-gaming, ou plus simplement les jeux rapides auxquels l'utilisateur/joueur joue entre deux stations de métro ou de bus et de l'autre les jeux plus fouillés et garnis graphiquement, qui tentent de se rapprocher de l'expérience que l'on connaît sur nos consoles de salon ou sur PC, pour peu que l'on utilise une manette 360 dans certains cas. C'est dans ce dernier cas de figure que la manette vendue par MOGA est toute désignée. Une sorte de pont entre les deux mondes en quelque sorte. Bien sûr, nous allons revenir sur ses caractéristiques ainsi que sur ces qualités et ses défauts, mais en premier lieu je me dois d'admettre une chose : MOGA a tenté quelque chose et n'a pas lésiné sur le concept. Là où certains constructeurs se contentent du minimum syndical, MOGA a tenté d'offrir au joueur une expérience agréable et bien finie. Nous allons voir si le pari est réussi.

Deux modèles de manettes pour une expérience adaptée à tous

Deux modèles de manettes pour une expérience adaptée à tous

Pour le moment, deux modèles de manettes sont disponibles : le MOGA Pocket Controller, disponible pour 30 dollars et le MOGA Pro Controller, au prix de 50 dollars. Le premier se présente sous la forme d'une manette à l'ergonomie assez simple (oserais-je dire simpliste ?) avec une prise en main assez moyenne mais suffisante pour de courtes sessions de jeu. Le second présente une ergonomie plus proche d'une manette de 360 ou de PS3, qui tient bien mieux en main. De plus, par rapport au modèle précédent, il est possible d'utiliser plus facilement la pince qui sert à maintenir le device Android utilisé. Autre accessoire uniquement présent dans la version Pro : le chevalet qui permet de poser la tablette face au joueur afin d'obtenir un excellent confort de jeu. Bien entendu, la manette se connecte en Bluetooth à votre appareil, et ce, sans trop de difficultés. Le seul point noir que je retiendrais de ces deux périphériques c'est une compatibilité assez dérangeante avec les jeux optimisés pour la MOGA, si vous tentez de jouer à des jeux non certifiés de mauvaises surprises peuvent vous attendre.

Alors est-ce que l'achat paraît nécessaire ?

Pour avoir déjà testé plusieurs matériels de ce type, MOGA tient le haut du pavé en terme de finition de produits et en expérience de joueur. Ajoutez à cela deux nouveaux modèles qui sont en pré-commande sur le site de MOGA et ils sortiront en octobre 2013. A ma connaissance, les manettes ne sont disponibles que sur leur site. On sent que le constructeur veut faire évoluer le concept dans le bon sens, pour offrir au joueur une expérience toujours plus poussée. J'ai eu la chance de pouvoir tester ces produits grâce à MO5.COM qui m'a gentiment prêté les manettes dans le cadre de ce test, et aussi et surtout grâce à DotEmu qui a fait don de ce matériel à MO5.COM. DotEmu qui vient d'adapter The Last Express sur Android, ce qui permet de se replonger dans l'un des jeux les plus aboutis de Jordan Mechner, le papa de Prince of Persia notamment. Ajoutons que DotEmu est une entreprise française, alors un petit cocorico en prime, ça ne gâche rien !

Vidéoludiquement vôtre,

Test de la manette Moga et Moga Pro : Utiliser une manette Android pour rendre votre smartphone et/ou tablette aussi confortable qu'une console de jeu.

Utori

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27 août 2013 2 27 /08 /août /2013 16:59
Le navire Nintendo est-il en train de couler ?

Bonjour à tous,

Excellente question posée dès ce départ de cet article mon bon monsieur. A force d'entendre tout et son contraire à propos de la firme de Kyoto, je pense qu'il est temps de réfléchir posément à la position de Nintendo par rapport à ses concurrents, mais aussi et surtout, par rapport à son propre passé car il ne faut jamais oublier que Nintendo à plus de cent ans d'expérience derrière elle. Nous allons voir si, réellement, Satoru Iwata et son conseil d'administration ont des cheveux à se faire. De tous temps, dans quelque domaine industriel que ce soit, différents concurrents entre eux ont dû poursuivre des voies et des stratégies différentes pour surpasser un adversaire ou se démarquer de la norme. Le jeu vidéo, en tant qu'industrie du divertissement n'échappe pas à cet état de fait. Dans ce contexte Nintendo fait face à deux jeunes loups aux dents longues (si l'on se réfère cette fois à la date d'arrivée des trois constructeurs dans le domaine vidéoludique). Alors, comment s'en sort le vieux sage Nintendo face aux jeunes coureurs de fond Sony et Microsoft ?

La stratégie hasardeuse appliquée à la Wii U, signe du déclin de Nintendo ?

La stratégie hasardeuse appliquée à la Wii U, signe du déclin de Nintendo ?

Les agissements de Nintendo ne sont pas nouveaux. Il y a eu au moins un précédent récemment. La 3DS, avec son lancement plus que poussif, avait inquiété tout le monde, à commencer par les actionnaires qui, on s'en doute, avaient dû avoir quelques sueurs froides. Aujourd'hui, beaucoup de joueurs semblent avoir oublié cette période, pour une raison simple : les jeux 3DS affluent régulièrement sur la console portable phare de Nintendo. Mieux, c'est elle qui permet à l'entreprise de voir les choses sereinement. Cette parenthèse étant fermée, revenons à la Wii U. Le scénario est le même : une console bâtarde, qui affiche un design proche de sa devancière, et avec un outil technologique en plus pour afficher une différence. La Nintendo Difference, chère à Satoru Iwata (eh oui encore lui) depuis qu'il a pris les rênes de Nintendo en 2002. A cela, il faut ajouter un fait évident, mais qu'il est bon de rappeler : il est évident que le carton incroyable de la Wii, avec ses 100 millions d'exemplaires vendus ne sera pas reproduit. Les nouveaux joueurs atteints par la Wii n'iront pas tous en masse se prosterner devant la Wii U. Ajoutez à cela la communication moins évidente pour le grand public autour de la Wii U et vous obtenez les ingrédients d'une vie probablement moins florissante pour cette machine. Ce qui ne l'empêchera pas de faire une excellente carrière.

La référence au passé est une donnée importante pour Nintendo

La référence au passé est une donnée importante pour Nintendo

Nintendo est la seule entreprise dans le domaine du hardware a avoir traversé quasiment toutes les époques du jeu vidéo. Sega s'est arrêté en 2001, Atari et les consoles américaines encore plus tôt. Nintendo a résisté à la tempête PlayStation et à l'arrivée en force de Microsoft façon mécha de Pacific Rim. Quel joueur n'a pas enterré Nintendo à l'époque de la Nintendo 64 et son passéisme avec son port cartouche tant décrié ? Quel joueur n'en a pas fait de même à l'heure de le GameCube, qui, pour beaucoup d'entre nous ressemblait plus à un jouet pour enfant qu'à une console multimédia, plus adulte et surtout plus facile à montrer à son entourage ? Malgré des ventes toujours déclinantes d'une console de salon à une autre au fur et à mesure du temps, les consoles portables de Nintendo ont toujours tenu le haut du pavé depuis 1989 et l'arrivée du Game Boy. Nintendo a toujours pu compter sur ce phénomène de balancier quand l'un de ses deux secteurs hardware phares (consoles de salon ou consoles portables) faiblit. C'est peut-être ça la force de Nintendo.

Au milieu de tout ça, les joueurs, qui ne sont jamais contents.

Au milieu de tout ça, les joueurs, qui ne sont jamais contents.

Nintendo est passé par différentes phases au cours de son existence vidéoludique. Pour résumer très sommairement, on peut considérer que de la NES à la GameCube, Nintendo s'est plus ou moins conformé à la course technologique, bien que la plupart du temps, Nintendo préférait utiliser des technologies éprouvées par le temps. Il n'y a quelques rares exemples tels que le GameCube ou la GameBoy Advance où Nintendo fit intégralement le pari de l'avancée technologique. Le reste du temps, il fût surtout question de favoriser le plaisir de jeu. Et c'est toujours le cas aujourd'hui. Nintendo souffre aussi de l'image que les joueurs chevronnés lui confèrent. Chaque console depuis la Nintendo 64 ne leur convient pas. La N64 était limitée par le support cartouche, Le GameCube était puissante sur le papier mais boudée parce qu'elle était trop Nintendo-centrique, la Wii trop casual, et la Wii U manque de jeux. Si la Wii U connaît la même trajectoire que la 3DS, ces critiques cesseront bien vite.

Alors, le bateau prend-il réellement l'eau ?

Alors, le bateau prend-il réellement l'eau ?

Nintendo n'a que faire du volume des critiques, même si l'entreprise nippone en écoute certaines quand elles sont justifiées et corrige le tir. Les râleurs sans arguments, ce n'est que du brouhaha pour Nintendo. La firme suit son propre chemin, ne se souciant que très peu de la concurrence, qui ne joue pas le même jeu, et surtout pas dans la même cour. Oui, les licences Nintendo sont constamment réutilisées parfois jusqu'à l'essorage le plus violent. Oui, les éditeurs tiers n'ont pas toujours la place qu'ils méritent sur les machines Nintendo. Mais lorsque l'on voit le line-up Wii U en 2013 et 2014 et Ubisoft qui réitère sa confiance envers Nintendo, on ne peut que se dire que les jours meilleurs vont arriver. Et bien plus vite que certains pourraient le penser. Le bonne santé boursière de Nintendo et la volonté de Satoru Iwata de ne licencier personne témoigne du fait que le capitaine tient bon la barre et que le cap est maintenu.

Vidéoludiquement vôtre,

Le navire Nintendo est-il en train de couler ?

Utori

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20 août 2013 2 20 /08 /août /2013 23:19
Retour sur les conférences de la Gamescom : Un jeu de poker menteur ?

Bonjour à tous,

La Gamescom a lancé sa fusée avec trois conférences phares. Microsoft a tiré le premier à 11 h avec la Xbox One qui a bien besoin de redorer son blason. A 16 h Electronic Arts a tenu son rang, en restant fidèle à sa ligne éditoriale (que je qualifierais très légèrement de Xbox One centrique). Enfin, à 19 h, Sony a conclu la journée avec la PS4 en vedette et la PS Vita accompagnée de la PS3 en soutien moral. Vous comprendrez aisément que j'élude la conférence EA pour me concentrer sur le combat des chefs qui se livre en ce moment sous nos yeux. A l'heure où chacun affûte ses armes, toute personne intéressée par l'avenir du jeu vidéo décortique les comportements de Microsoft et de Sony. Rappelons brièvement les forces en présence : Microsoft accuse un retard conséquent dans l'inconscient collectif, la faute à une communication brouillonne, couplée aux différents revirements consentis par Redmond pour tenter de reprendre la main. De son coté, Sony mène sa barque sereinement, se contentant de répondre coup pour coup aux annonces de Microsoft. Ready ? Fight !

Le combat a-t-il réellement eu lieu ?

Le combat a-t-il réellement eu lieu ?

En réalité, des annonces ont été faites de part et d'autre, pour ramener les consommateurs sous les étendards des deux combattants. Que ce soit des baisses de prix chez Sony pour leurs machines existantes, ou d'annoncer que FIFA 14 sera offert en pack avec la Xbox One si vous précommandez la machine. Autre exemple : Alors que Microsoft annonce son line-up de lancement ce matin, Sony ne le fait pas (Sony en avait-il besoin ?), mais annonce la date de sortie européenne de la console, fixée au 29 novembre 2013. On assiste vraiment à un combat de boxe, mais où aucun KO n'est à déplorer. Revenons un instant sur le line-up annoncé par Microsoft. Quelques licences phares (Battlefield 4, Forza Motorsport 5 et Call of Duty : Ghosts) pour le reste, aucune réelle prise de risque. Comme si chacun des combattants n'osait pas frapper. J'utilise volontairement des mots guerriers car c'est ainsi que les joueurs voient souvent les conférences de constructeurs. Comme des joutes par événements interposés dans un événement plus grand. Si, auparavant, les coups portés étaient puissants et parfois dévastateurs pour le concurrent, ces comportements sont plus aseptisés aujourd'hui. Bien qu'il faut admettre qu'encore aujourd'hui, Sony semble toujours en position de force.

Mais pourquoi les joutes sont-elles si molles aujourd'hui ?

Mais pourquoi les joutes sont-elles si molles aujourd'hui ?

Plusieurs raisons amènent les acteurs principaux de l'industrie à la prudence. Premièrement, l'avantage technologique d'une console par rapport à une autre n'existe plus. Alors que les générations de machines précédentes pouvaient présenter des différences notables entre les consoles, ce n'est plus le cas aujourd'hui. La PS4 et la Xbox One sont fondamentalement quasiment identiques. Ensuite, les coûts de développement ont explosé, que ce soit pour les jeux ou les machines elles-mêmes. Impossible pour Microsoft et pour Sony de laisser la place au hasard de ce point de vue. Avec ces deux faits établis, il est compréhensible que chacun affûte ses armes avec une prudence quasi maladive. Si pour le moment Sony tient le haut du pavé dans le coeur des joueurs, c'est plus parce qu'ils ont su tirer parti des erreurs de leur concurrent que par audace personnelle. Qu'on se le dise : le jeu vidéo est une industrie, et les codes qui la caractérise sont immémoriaux. Au delà de l'aspect financier, il s'agit surtout de stratégie et de sang-froid. Ce qui n'empêche pas d'apprécier la qualité des jeux qui sortiront sur ces machines en fin d'année.

Vidéoludiquement vôtre,

Retour sur les conférences de la Gamescom : Un jeu de poker menteur ?

Utori

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14 août 2013 3 14 /08 /août /2013 20:28
Un Jour, Un Jeu #123 : Démo de Rayman Legends - Comparatif entre la version Wii U et la version PS3/360

Bonjour à tous,

Il me semble que c'est la première fois que je vous parle de mes impressions sur une démo de jeu. Mais le contexte qui gravite autour de Rayman Legends mérite que l'on s'y attarde. Annoncé tout d'abord comme une exclusivité pour la Wii U de Nintendo (qui à ce moment là n'avait pas encore montré le bout de son nez) Ubisoft annonce plus tard que le jeu sera multi-plateforme. Déception chez les uns, soulagement chez les autres, le titre qui est censé prendre la relève de l'excellent Rayman Origins déchaîne les passions. Ajoutez à cela de multiples changements de date de sortie et vous obtenez une belle confusion qui n'aide pas à clarifier la communication de l'éditeur autour du jeu. Cette date a fini par se stabiliser au 29 août 2013, autant dire que le jeu ne va pas tarder à être sur la rampe de lancement. Une démo jouable est disponible en solo sur la Wii U depuis quelque temps alors que la version PS3 et 360 est sortie aujourd'hui. Du coup, je vous propose de comparer les deux versions avec un contenu identique mais un gameplay légèrement différent. Notez qu'une version démo multijoueur existe en exclusivité sur la Wii U mais je n'en parlerais pas pour le moment.

Rayman Legends - Eye of the Tiger Trailer

Est-ce que Rayman Legends sera aussi facilement jouable sur Wii U que sur PS3 ou Xbox 360 ? Fondamentalement, oui, bien évidemment. Néanmoins, les mécaniques de gameplay sont légèrement différentes et l'écran du Wii U Gamepad est parfaitement exploité dans la version prévue pour la console de salon de Nintendo. Et franchement, le remplacement par un simple bouton pour déplacer Murphy et/ou le second personnage jouable en lieu et place de l'écran tactile sacrifie légèrement le sentiment d'immersion. Pour le reste, on se retrouve avec un jeu de plate-forme de bonne facture, avec un accent mis sur le rythme de la musique pour passer certains niveaux. Michel Ancel et ses équipes pnt fait du bon boulot, reste à voir le résultat final le 29 août, mais je doute que les fans de Rayman Origins soient déçus au final. Et je n'ai pas honte de dire que j'en fais partie.

Rayman Legends - Goo Goo Walkthrough

Alors finalement, version Wii U ou version multi-plateforme ? Si vous avez le choix, il veut mieux prendre la version Wii U, parce que le jeu a été pensé pour cette console. Pour les autres, vous pouvez vous jeter sur la version de votre console favorite les yeux fermés. Il est probable que la décision d'Ubisoft de poignarder Nintendo en retirant l'exclusivité du soft à la Wii U soit purement financière, bien que ce jugement ne soit que pure spéculation de ma part. J'espère simplement que le soft se vendra assez bien pour qu'Ubisoft perpétue la licence par la suite. J'ai été le premier à regretter que l'exclusivité soit retirée. Malgré tout, je ne pense pas que la Wii U en souffrira à long terme et Rayman Legends à plus de chance de se vendre ainsi, surtout à l'heure où la génération actuelle de consoles va tirer sa révérence. Et si c'était ça la chance du titre d'Ubisoft ? Début de réponse dans les prochaines semaines les amis.

Vidéoludiquement vôtre,

Un Jour, Un Jeu #123 : Démo de Rayman Legends - Comparatif entre la version Wii U et la version PS3/360

Utori

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10 août 2013 6 10 /08 /août /2013 20:50
Les Perles d'Utori #105 : SPEED GAME : Rayman (version GBA) fini en 1h 16 minutes et 19 secondes

Bonjour à tous,

Aujourd'hui, je vous présente une run de Rayman effectuée sur GBA en 76 minutes. La performance est de taille pour deux raisons : la première, c'est que c'est un TAS (Tool-Assisted Speedrun) et la seconde, c'est que Got4an (ou Gotan, c'est selon) n'a que 13 ans ! Bien sûr, le TAS étant une discipline communautaire, il s'est fait aider pour certaines recherches de bugs notamment, mais la run et son encodage sont de sa main. Qu'un gamin de cet âge optimise à ce point son parcours, en se servant parfaitement des outils de TAS avec une telle compréhension des mathématiques inhérente à cette discipline, ça force le respect. Bravo à toi Got4n ! Je vous laisse admirer le résultat, c'est du travail d'orfèvre.

TAS de Rayman Advance effectué en 1:16:19

Les Perles d'Utori #105 : SPEED GAME : Rayman (version GBA) fini en 1h 16 minutes et 19 secondes

Vidéoludiquement vôtre,

Utori

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31 juillet 2013 3 31 /07 /juillet /2013 14:23
Les Perles d'Utori #104 : Kriss en mode Vaas de Far Cry 3

Bonjour à tous,

Aujourd'hui, j'ai envie de vous montrer une vidéo qui rend hommage à un personnage génial et dérangé. Vaas que l'on croise dans l'univers paradisiaque et cauchemardesque de Far Cry 3. Si pour moi le jeu d'Ubsoft fait partie des GOTY de 2012, c'est en grande partie pour ce personnage complètement fou, grillé du cortex à cause des champignons hallucinogènes de l'île luxuriante dont il faudra s'échapper. Et Kriss de LanguedePub à qui l'on doit notamment les Minute Papillon rend parfaitement hommage à la folie de Vaas. Tout simplement.

Enjoy !

Kriss en mode Vaas de Far Cry 3 !

Les Perles d'Utori #104 : Kriss en mode Vaas de Far Cry 3

Utori

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9 juillet 2013 2 09 /07 /juillet /2013 16:26
AHL, un homme passionné et passionnant

Bonjour à tous,

Disons le tout de suite, j'ai énormément de respect pour Alain-Huyghues Lacour. Tous les joueurs qui ont lu la majorité des magazines français de jeu vidéo des deux dernières décennies lui doivent beaucoup. Lorsque j'ai su, il y a quelques semaines, qu'un coffret contiendrait ses "Histoires du jeu vidéo" ainsi qu'un livre de souvenirs, j'étais fou de joie. J'allais enfin pouvoir en savoir plus sur l'homme qui a fait rêver tant de gamers et au passage, comprendre les rouages de l'évolution de la presse vidéoludique française, qui comme chacun sait, est malheureusement moribonde. J'ai eu également la chance de croiser AHL lors de l'un des tournages de l'une des émissions contenues dans le double DVD au local de MO5.COM. J'y ai rencontré un homme accessible, passionné, (un maître mot, soyons clairs) qui malgré son sérieux et son application à gérer son texte, n'oublie pas de plaisanter avec ses acolytes. Mais qu'apprenons-nous fans ce livre où notre doyen à tous se livre, sous la plume de Julien Chièze ?

D'Alain Lacour à AHL

D'Alain Lacour à AHL

AHL n'a pas toujours baigné dans le monde du jeu vidéo. Mieux, il l'a vu naître. Peu de gens peuvent se targuer d'avoir vu ça. Avant cela, il est attiré par la musique et fera des rencontres mémorables dans ce monde de paillettes et de folie. Je vous laisse découvrir les personnalités qu'il a pu côtoyer, les moments magiques qu'AHL a vécu, ses périodes noires aussi, racontées avec franchise et sans aucun filtre. Une lecture où on a la sensation d'entendre l'intéressé dérouler le fil de son histoire avec une bière devant lui, avec ses gimmicks connus de tous. Evidemment, la majeure partie du livre s'attarde sur la naissance et l'évolution de différents magazines français, les frissons ressentis lors des salons tels que l'E3 ou le CES, ou encore la joie lors de la sortie d'une nouvelle console. AHL est un cas unique en France et un bel hommage lui est rendu. J'ajouterai qu'il est très difficile de ne pas trop vous en dire sur le livre. Parce que la découverte au cours de ces 180 pages est un émerveillement.

Et si ce coffret devenait un objet d'utilité pubique ?

Aujourd'hui, le jeu vidéo gagne en popularité, ce n'est pas nouveau. A contrario, le média souffre encore de clichés qui freinent son évolution. AHL a un regard unique sur l'ensemble de l'industrie, et il est porteur d'espoir pour les joueurs, puisqu'il prouve qu'on peut vieillir et continuer à jouer sans complexe (je rappelle qu'AHL a commencé sa carrière de journaliste viséoludique à 41 ans !). Du coup, le livre doit être lu par le plus nombre. Il permet aussi de sourire, de se dire qu'il faut parfois écouter son coeur et ses tripes pour faire ce qu'on aime. A une époque où tout à chacun doit soigner l'évolution de sa carrière, AHL prouve que l'on peut réussir en étant libre. C'est aussi ainsi que je tente d'avancer et d'effectuer mes choix et que je reste un homme qui veux transmettre sa passion. Choisir avec le coeur pour ne pas avoir de regrets à la fin de la route. Je n'ai qu'un seul mot à la bouche après avoir lu ce bouquin en une seule nuit : Merci Alain d'avoir tant fait pour nous les joueurs avec tant de sincérité. Et surtout, amis gamers, foncez acheter ce coffret d'anthologie !

Vidéoludiquement vôtre,

Utori

Published by Un Jour, Un Jeu
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